dimanche 17 juin 2018

poème







Elle est allée Alice ailée.

Toute de chair dévêtue
Plus nue que nue
La femme éternelle déchire le ciel
Mord à  pleines dents le soleil.
Éclate de rires sur la portée du sol
S’enchante à en perdre la boussole

Il est ou le chemin de l’hôtel du Nord
La chambre rouge au fond du corridor
Celle qui ne fait pas son numéro
Au rendez-vous des tremolos.
Assise au bord des lumineux vertiges
A la verticale des sombres abysses

Elle arabesque de son envol
La courbe de l’horizon en bémol
Au dessus des orées boréales
Glissant sur la paroi  des fractales.

File l’étoile des scintillantes latitudes
S’élance la sombre louve des vastitudes

La femme aux longs cheveux en berne
s’est déposée sur la terre ferme
a creusé sa grotte de calcaire
chanté ses chants profonds de guerrière.
L’heure est venue redresses toi
Agit sans haine mais sans effroi.

Au rendez-vous des survivantes
Brule l’autel rempli d’offrandes
Jette les fleurs et le benjoin
Tu n’en as plus du tout besoin
Il est l’heure de suivre le lièvre de mai.
Sans te retourner à jamais.

Juin 2018 Roselyne Cusset


mardi 1 mai 2018

le monde est bleu










Au delà du passage se dessine  ta présence.
S'accrochant au souffle du vent
qui lentement dépose ses grains de poussière d'or .
Au centre de l' absence
L'espace tisse des lueurs irisées
l'ombre estompe le silence.

 
Des portes claquent
des volets se referment
La chaleur imbibe nos cerveaux, fige notre attente..
Au loin les silhouettes d'oiseaux
Dansent en arabesques fluides.
Le voile du rideau caresse mon visage.
L'odeur du crépuscule ennivre ma délivrance..
Et je m'ouvre en corolle ...
 
Roselyne Cusset 2010...

jeudi 26 avril 2018

Claude Hagège specialiste des langues












Nationalité : France
Né(e) à : Carthage, Tunisie , le 01/01/1936
Biographie :

Claude Hagège est un linguiste français d'origine tunisienne.

Ancien élève de l'École Normale Supérieure (1955-1959) après être passé par le lycée Louis-le-Grand (1953-1955), il obtient une licence de lettres classiques et une licence d'arabe en 1956, un diplôme d'études supérieures d'arabe en 1957, une licence de linguistique générale en 1965 et une licence de chinois en 1969.

Il suit également des cours à l'École pratique des hautes études et à l'École nationale des langues orientales, où il obtient un diplôme d'hébreu en 1964, un diplôme de chinois en 1967, et un diplôme de russe en 1970.

Reçu à l'agrégation des lettres classiques en 1958, Claude Hagège enseigne au lycée de Carthage (1959-1961).

Directeur d'études en linguistique structurale à l'École pratique des hautes études en 1977, il a été titulaire de la chaire de théorie linguistique au Collège de France, entre 1988 et 2006.

Claude Hagège est connu aussi pour être polyglotte, ayant des connaissances dans une cinquantaine de langues, parmi lesquelles l'italien, l'anglais, l'arabe, le mandarin, l'hébreu, le russe, le hongrois, le turc, le persan, le malais, l'hindi, le malgache, le peul et le japonais.

Il est actuellement professeur honoraire au Collège de France.

Il a été lauréat du prix Volney en 1981 et a reçu la médaille d'or du CNRS en 1995.

site officiel : http://claude.hagege.free.fr/


https://www.franceinter.fr/emissions/par-jupiter/par-jupiter-01-novembre-2017






 

jeudi 12 avril 2018

Séjour à Marseille en octobre 2017

J’avais quelques idées préconçues concernant Marseille , seulement je trouvais ça un peu bête.Par ce qu'il y avait une exposition sur l’œuvre et la vie de Jack London à la Vieille charité un ancien hospice  ,  j'ai sauté le pas je m'en suis allée rendre visite  à ce cher ami disparu, cet écrivain hors norme qui m'a tellement emmené dans ces voyages littéraires et par la même occasion je suis partie à la découverte de cette ville .
Le nez au vent mon appareil photo en bandoulière avec mon cher compagnon de vie nous avons sillonné pendant 4 jours les quartiers les plus connus.
J'ai adoré cette ville son sens de l'accueil , son ambiance la gentillesse de ses habitants , les beaux et bons restaurants. J'aime le contact et là je n'ai pas été déçue , je me suis faufilée dans les vieux quartiers populaires aux noms évocateurs le Panier, le cours Julien , le vieux port et Endoume.
Nous avions loué un charmant duplex sous les toits.La découverte est essentielle dans ma vie j’aime la surprise inattendue, le jeu du recommencement sans cesse renouvelé .



















mercredi 11 avril 2018

Mes amis les poètes...

Je  vous présente quelques amis poètes , dont j’apprécie la prose et la rime sans frime.

 Un poète musicien venu de Nouvelle  Calédonie: Pascal Laugier





Inversus.

Dans un songe, une nuit soleil
eut rendez vous avec Vénus.
Naquit de cette lune de miel
une étoile nommée Inversus.
Elle avait la tête en l'air
mais pas les pieds sur terre.

Toujours dans les nuages,
elle rêvait devant des images.
Reine des gaffes et des pas de travers
on la disait plutôt cloche
Forcement, foutue à l'envers,
même à l'endroit, elle était gauche.

Un matin des médecins
n'entendant pas son cœur à l'endroit certain
firent convoquer par l'assemblée
le préfet, le juge et le curé.
Que faut il faire de cette enfant ?
Vivre ou mourir à vous, de trancher maintenant.

Le préfet était embêté,
il ne voulait pas se mettre à dos sa communauté.
Le juge d'un mouvement suprême
offrait déjà les chrysanthèmes.
Le curé tout a fait impassible,
révéla que l'enfant ne relevait pas, de la bible.

Et après une journée bien agitée,
à broder, à châtier, à prêcher,
comme aucun des trois ne s'étaient accordés
il fût décidé de l'exiler.
Les larmes aux yeux elle s'est envolée,
dans les cieux, rejoindre la voix lactée.

Mais comme elle se sentait seule et trahie,
des chenilles lui filèrent pendant la nuit,
un cocon de soie, du coton de bois,
un ciel d'Alexandrie et depuis
chaque soir quand il fait gris,
s'invite son amie, La Poésie.

Pascal Laugier


de Noires et d'or







 Le printemps m'inspire les rencontres aussi hier j'ai écrit celui ci.Mon inspiration vagabonde en ellipses.Un livre que je vous conseille a attiré mon attention c'est" Pierres "de Roger Caillois il restait depuis longtemps sur les étagères de ma bibliothèque consacrée à la poésie.Sur le marché j'ai rencontré un nouveau bouquiniste qui habitait près de Florac , en fouillant  j'ai trouvé du même auteur Babel.


                                                      De noires et d' or



La noire  et longue obsidienne
Aux filaments sertis d’or
Reflète les ombres indiennes
Des seigneurs de la mort.

Au pays des déesses sombres
Luit l’inquiétante agate dorée
Ruisselante de pépites d’ombres
Aux cous graciles des éplorées.

La grotte enferme la sainte
Rejette la blanche fée
A genoux sur un lit d’absinthe
La sorcière hurle sa liberté.

Le poing levé et triomphante
Ses yeux d’amarante ont gardé
Dans le cœur de l’ambre
Les  élytres irisées d’un  scarabée.

Elle a revêtu ses plus beaux atours
d’un bond s'est envolée
rejoindre le creux  de l’arbre sourd
au plus profond de la terre sacrée.

Personne ne l’a jamais revue
transformée en rêve de pierre
Au seuil de l'antre perdu
de l'étrange royaume aurifère.

 Roselyne Cusset Avril 2018
 



dimanche 8 avril 2018

Je flaque de printemps




Je flaque de printemps à l’aube. 

Lorsque je regarde par terre
 Je vois un univers
Une flaque d'eau devient une rivière
Un parapluie
 Oiseau de paradis
J'aime sauter dans les flaques
Même si j'ai pris des claques
Parce qu'on me l'a interdit.
Il est interdit d'interdire ils ont dit.

 Le son de la pluie
est une symphonie
j’explore  la terre entière.
Dans l’infinie  matière
Mon reflet est  miroir
mon sourire grimoire
et je passe à travers les orages.
Sans dommages.
Roselyne Cusset avril 2015