vendredi 21 janvier 2022

Objets poésie.

 Bonjour chers visiteurs de la page , aujourd'hui je vous parle de mes dernières créations toujours en relation avec l'écriture mais pas que.

Il y a une vingtaine d'années, j'exposais beaucoup de photographies et pour accompagner l'une d'elles sur le thème du Dédale , j'avais créé des "leporellos " petits livres accordéons.

Ils présentaient  chacune de mes photos accompagnée de Haïkus.Puis le temps a déroulé son fil pour me ligoter  dans son rythme et je n'ai pas continué .

Depuis la création d'Artistes en Cèze, je m'y suis remise, très étonnée des retours positifs parmi les artistes et les visiteurs des lieux d'exposition.

l'envie est revenue et je me suis lancée à cœur éperdu, dans la création de petits objets poésie, dans l'esprit du surréalisme mais pas que.

J'ai ressorti de mon coffre des centaines d'instantanés poétiques , j'ai retrouvé des photos j'en refais un peu et c'est reparti.

Quelques photos pour vous donner une idée.

 

 Dernière création fleurs hexagonale .


  Papillons  poésie.


 

Fiole talisman



Leporellos : les livres des secrets.






lundi 3 janvier 2022

 cierge magique nouvel an 

 

 

              Bonne Année 2022

 

En espérant être plus présente sur ce blog car j'ai beaucoup de choses à vous raconter.

Comme vous pouvez vous en douter, je n'ai vraiment pas eu un moment pour vous raconter les péripéties de ma nouvelle vie au seins de l'équipe d'Artistes en Cèze .Des marchés de l'art, des expositions, des rencontres, des projets .Il y aurait tant à dire.

Mais en ce qui me concerne je suis super contente d'être à ma place.

J'ai commencé la création d'objets poétiques , pas trop travaillé sur mon prochain livre.

Mais avec toute l'équipe nous avons avancé. 

Je vous raconterais tout ça, la prochaine fois.

Si vous voulez en savoir plus je vous invite à vous connecter sur Facebook pour suivre notre actualité en temps réel.

 https://www.facebook.com/Artistes-en-Cèze

 

 

lundi 24 mai 2021

Poésie Le petit Gardois :Roselyne Cusset

 

 

 

 


 

 

Roselyne Cusset : l’écriture est en moi

Le cri de Roselyne Cusset est silencieux. Il se transforme en mots écrits, en photos. À Saint-Ambroix où elle est venue s’installer, Roselyne Cusset nous offre la grande densité de son talent grâce « à la petite voix qui la guide au-delà du quotidien ». Une poétesse gardoise passionnée et passionnante qui a toute sa place dans l’arène littéraire des auteurs d’aujourd’hui.

 

Il est des enfants qui alternent le passage du monde concret à celui du rêve et de l’imagination. Roselyne Cusset se considère « plus rêveuse que les autres ». Enthousiasmée par ses lectures, les personnages surgissent des livres pour venir converser avec elle, éveiller sa curiosité au point de l’inciter à faire des recherches sur les auteurs. « J’ai lu un nombre considérable de classiques, mais ça ne suffisait pas » avoue-t-elle. Elle espère secrètement se faire enfermer dans une bibliothèque tout comme Leïla Slimani1 a souhaité être seule dans un lieu dont elle ne pourrait pas sortir, où personne ne pourrait entrer. Pour cela, elle s’est intentionnellement recluse pour une nuit dans un musée. Cette expérience lui a permis de respirer le parfum des fleurs dans une œuvre d’art. Sans doute est-ce le fantasme de certains romanciers qui rêvent dans des cloîtres. Ils sont à la fois les captifs et les geôliers.

 

LPG : Est-ce que le milieu dans lequel vous avez été élevé a favorisé votre goût pour la lecture, pour la poésie ?

Roselyne Cusset : Paradoxalement le milieu d’où je viens est à l’opposé de tout ça. Lire ou écrire de la poésie semblait impensable. Je vivais dans un monde pragmatique qui ne croit qu’en des valeurs de travail et d’actions concrètes. Une famille très catholique qui me considérait un peu comme une sorcière. Ah ces sorcières ! Claudine Sagaert2 en parle dans son livre. « Est considérée comme sorcière celle qui ne peut pleinement se consacrer à la vie de l’esprit. [..] Et pourquoi les envoyait-on au bûcher ? Parce qu’elles avaient un certain pouvoir, un certain savoir, et ne répondaient pas au schéma de la femme soumise soit à Dieu, soit au mari, soit au père. »

Fort heureusement pour elle, et pour nous, Roselyne n’a pas été envoyée au Bûcher, mais dans un pensionnat religieux. Le silence, l’environnement propice à se réfugier dans ses rêves et surtout la bibliothèque ont finalement assouvi sa soif de lecture et de découvertes.

 

LPG : Vous dites que l’écriture est en vous. Comment s’est déroulé ce cheminement intérieur ?

Roselyne Cusset : Dès l’âge de cinq ans, je savais déjà lire et j’étais curieuse de tout. J’ai mis de nombreuses années à me construire un monde particulier à écrire puis à déchirer ce que j’écrivais.

Un manque de confiance en moi malgré tous mes acquis littéraires et historiques emmagasinés au fur et à mesure de mes études.

Toutes sortes d’évènements vont ensuite marteler la vie de Roselyne Cusset. Une rupture avec sa famille, une cécité brutale qui l’isole et la plonge dans les tréfonds de la nuit et … une rencontre déterminante avec l’homme de sa vie qui surgit tel le héros affublé non pas d’une armure mais d’une bibliothèque immense. Refuge inespéré dans lequel elle va continuer à assouvir sa passion de la lecture. « La photographie a aussi été un déclencheur, un révélateur. Elle m’a aidé à coucher sur le papier ce que je n’osais pas dire. Depuis j’écris poussée par une nécessité impérieuse. Parfois en pleine nuit j’entends des vers, je me lève et je les tape sur mon clavier d’ordinateur. Lors d’une promenade après une conversation, en méditant, en écoutant la radio ou après avoir vu un film au cinéma, tout est prétexte à l’écriture. Je suis très sensible aux haïkus car je suis amoureuse de la civilisation japonaise. Je connais le Japon et je rêve d’y retourner. »

 

LPG : Et la poésie ? Vous avez publié « Sombres incandescences. » qui est une partie de votre écriture poétique. D’où puisez-vous votre inspiration ?

Roselyne Cusset : « J’écris dans des conditions non particulières. Je n’ai pas de rites, ni de lieu précis, à, part pour retranscrire mes textes sur l’ordinateur. Je noircis les pages blanches de carnets, adossée au mur d’une chapelle qui domine la petite ville où j’habite, au bord de la rivière sauvage où j’aime à me promener. La nuit parfois, le jour souvent. J’aime le silence. »

Son appareil photo, comme un prolongement naturel de son imagination, capte « ses instantanés poétiques » comme pour graver dans le réel ce que son regard perçoit. « Mes photos j’aime qu’elles déclenchent une émotion comme mes poèmes. » Ses instantanés poétiques, Roselyne Cusset les assimile à « son adéquation avec l’esprit occidental ». Cette série de dizaines de petits poèmes qu’elle nomme « Fulgurantes errances », « c’est le temps aboli entre deux mondes à la limite du silence, l’errance c’est de partir sans but avec pour toute compagne, les pulsations de ma vie telle une étoile qui bat au creux du monde. Les mots surgissent, envahissent l’espace sous mes paupières et se logent au plus profond de mon être. Ce sont des particules de rêves »

 

Les fées papillons

La chrysalide a refermé le passage

Sous les chuchotements

De l’orée buissonnante.

Vide elle continue de palpiter

La chaude présence du papillon.

 

Au loin quelques battements d’ailes

Ont suffi pour changer

L’infini ordonnancement du monde.

 

Les fées papillons

Se glissent sous les éclats de lune

Coupants comme du cristal

À l’unisson des lucioles

Ponctuant de leurs lumières opalines

Le sombre velours de la forêt.

 

Elles battent des cils en cadence

Accordées aux pulsations

Du cœur végétal.

Puis s’envolent.

 

 

L’envolée belle

J’ai relevé le prix de mes erreurs

Ça faisait un sacré pactole.

J’ai relevé la tête

Et compté les étoiles

Sur le bout de tes doigts.

Je me suis redressée

Tout en baissant ma garde

Je n’avais plus d’ennemis.

 

J’ai épanché mon cœur

Sur des blessures anciennes

Au fond de longs couloirs

Qui n’en finissaient pas.

L’écho m’a répondu de me taire

D’aller me faire voir ailleurs

Je l’ai écouté.

Il est temps de fermer la porte de tirer les volets.

De clore le débit des torrents de larmes.

Je m’en vais.

Je prends la vie buissonnière à bras-le-corps

L’échappée belle m’attend

Les envolées aussi.

 

Après cette période anxiogène que nous venons de vivre, le vaccin de la poésie est un remède bénéfique qui vient à point pour nous guérir des litanies « covidesques » qui rythment nos journées. Voilà qui tombe bien. Le 29 mai à Saint Ambroix se déroule toute la journée La Ruée des Livres. C’est la fête de l’écriture, de la langue de la poésie, du théâtre et de l’artisanat d’art autour du livre et du papier. L’occasion aussi de rencontrer Roseline Cusset qui sera présente lors de cette manifestation.

Roselyne Cusset a publié : Les nuit du bout du monde, (5 Sens Éditions),

Le chemin de l’Octarine (Nombre 7 Éditions)

et Sombres incandescences (Nombre 7 Éditions)

 

1Leila Slimani, Écrivaine, lauréate du prix Goncourt 2016 pour « Chanson douce » (Gallimard, 2016)

2Claudine Sagaert, Histoire de la laideur féminine, Ed. Imago. (2015)

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vendredi 29 janvier 2021

 

Voilà une nouvelle association est née en décembre 2020 , malgré la pandémie .De nombreux projets nous attendent , de multiples réalisations vont suivre.




 Une nouvelle association est née dans le territoire de Cèze Cévennes dont je suis la secrétaire.

 Merci à lee Ham pour sa chronique sur mon livre "Le chemin de l'Octarine.



 

 

https://litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com/2020/12/23/le-chemin-de-loctarine-roselyne-cusset-2020/

 

 

Quatrième de couverture

Trois femmes se retrouvent le temps d’un été dans une vaste demeure des Cévennes en bordure d’une rivière sauvage. Leur histoire raconte les soubresauts du début du vingtième siècle jusqu’à l’avant soixante-huit. Comme la trame d’un tapis dont les fils s’entrecroisent, leur destin s’entremêle dans les méandres du temps. Léonide la doyenne a vécu l’amour fou avec Jules, officier de marine, devenu aventurier. Il disparaitra dans la forêt amazonienne. Justine, sa fille adoptive, une métisse haïtienne solaire, rescapée d’une enfance difficile, lui tient compagnie. Il ne manquait plus que Juliette, une adolescente rebelle, qui amène un vent de liberté. Cette dernière cherchera ce qui se dissimule dans le cabinet de curiosités, la seule pièce fermée à clef. Alors se révèlera la fulgurance de l’Octarine.

Chronique

Dans un coin des Cévennes, trois femmes vivent sous le même toit. Elles ont chacune une histoire à nous raconter. Léonide, femme presque austère, Juliette la jeune métisse et Justine la jeune rebelle. Quelle est leur histoire? Qu’est-ce qui les lie?

Trois femmes qui semblent avoir échoué dans cette région presque par hasard. je dis bien « presque » car leur destin était de se rencontrer. Chacune, à sa manière, porte une histoire, une souffrance, un amour de la vie. Chacune connaitra une histoire d’amour qui lui est propre. Chacune embrassera le chagrin. la déception. La renaissance. La résilience et le désir plus que tout de survivre. D’embrasser la vie et se l’approprier. Chacune a un vécu qui lui appartient. Une histoire qui rencontrera celle des autres créant ainsi une superbe complicité.

Le chemin de l’octarine raconte des histoires dans l’histoire du Monde. Des drames. De belles rencontres. Des amitiés éternelles. De belles complicités de femmes. Les hommes y ont juste une petite place. En filigrane. Trois générations de femmes qui finiront par s’apprécier et qui ont des récits de vie communs . Par le goût et le plaisir de l’aventure. De la découverte. De l’amour. Car il faut vivre pleinement pour trouver le chemin de l’octarine. Toute une aventure!

Note 18/20

9782381530841    Nombre 7 Editions     148 p.    11€

 

 

 

samedi 19 décembre 2020

Le feu

En cette fin d'année éprouvante sous la grisaille  , un vrai feu de bois nous ferait du bien  . Je vous offre ce texte magnifique et ces quelques photos tirées d'un reportage sur le beau métier de forgeron à l'ancienne.

Ces photos furent prises en 2011 au hameau de Choranche juste en dessous du site magnifique des grottes en Isère.

 

Je fis un feu,

L’azur m’ayant abandonné,
Un feu pour être son ami,
Un feu pour m’introduire
Dans la nuit de l’hiver.
Un feu pour vivre mieux.
Un feu pour vivre mieux.
Je lui donnai ce que le jour
M’avait donné,
Les forêts, les buissons,
Les champs de blé, les vignes,
Les nids et leurs oiseaux,
Les maisons et leurs clefs,
Les insectes, les fleurs,
Les fourrures, les fêtes.

Je vécus au seul bruit
Des flammes crépitantes,
Au seul parfum de leur chaleur.
J’étais comme un bateau
Coulant dans l’eau fermée,
Comme un mort je n’avais
Qu’un unique élément.


Paul Eluard