samedi 26 septembre 2020

La novlangue de George Orwell, un instrument de domination - #CulturePrime

 

 

 

 

George Orwell était écrivain, penseur, mais aussi praticien du langage. Dans son roman «1984», il invente la «novlangue», un langage dont le but est l’anéantissement de la pensée, la destruction de l'individu devenu anonyme, l'asservissement du peuple. Réflexions sur le pouvoir des mots.

 « Nous détruisons chaque jour des mots, des vingtaines de mots, des centaines de mots. Nous taillons le langage jusqu’à l’os. (…) Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? A la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée, car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. (…) La révolution sera complète quand le langage sera parfait. » George Orwell, 1984

George Orwell n’a pas été seulement, en tant qu’écrivain, un praticien du langage. Il a beaucoup réfléchi sur la « politique de la langue ». Dans un essai de 1946, il écrit que « penser clairement est un premier pas vers la régénération politique ». Il avait le sentiment de vivre à une époque où la langue se dégradait, ce qui rendait plus difficile de décrire honnêtement la réalité. Il mettait en accusation le flou qui dissimule la pensée ; la tendance au slogan qui tend à imposer des idées fausses par la simple répétition ; le jargon pseudo-scientifique qui tend à donner un air de neutralité à des arguments en réalité idéologiques ; bref, l’usage malhonnête des mots.

Bien sûr, c’est dans son fameux roman 1984, avec la trouvaille géniale de la « novlangue », que cette dénonciation du trucage de la langue que culmine cette entreprise de démystification.

 

 L’idée d'Orwell c’est que trop souvent nous nous laissons entraîner par les mots, nous laissons les mots penser à notre place, ce qui est vrai pour n’importe qui dans la conversation courante mais aussi vrai pour un écrivain, un penseur ou un philosophe…

« Ce qui importe avant tout, c’est que le sens gouverne le choix des mots et non l’inverse. En matière de prose, la pire des choses que l’on puisse faire avec les mots est de s’abandonner à eux. » George Orwell

Jean-Jacques Rosat

 

Source : France Culture 

 

 

 

 

 

mardi 1 septembre 2020

Le prochain atelier d'écriture..

 

Bonjour
Premier cours d'essai gratuit vendredi 25 septembre au Lotus bleu 19 rue de la République à Saint-Ambroix.
Un lieu enchanteur et vaste , nous y serons à l'aise.
A bientôt.

vendredi 28 août 2020

 Mes lectures de l'été :

 


 


Mon coup de coeur  :Entre terre et ciel de Jon Kalman Stefansson..

Résumé :

"Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon.

Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires."

Parfois, à cause des mots, on meurt de froid. Comme Bardur, pêcheur à la morue islandais, il y a un siècle. Trop occupé à retenir des vers du Paradis perdu de Milton, il oublie sa vareuse en partant en mer.

De retour sur la terre ferme, son meilleur ami entame un périlleux voyage pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, le livre funeste. Pour savoir aussi s'il veut continuer à vivre.

Entre ciel et terre, d’une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une révélation…

Dès les premières pages je fus  bercé par l'écriture si fluide, si poétique si profonde.L'auteur nous amène loin grâce à sa verve poétique sa puissance et on le suivrait jusqu'en enfer.Car la paroi entre le rêve et le réalité est si fine de même que l'épaisseur de la coque du bateau et l'océan immense en dessous.

La vie est si fragile mais la force de rêver de survivre est immense ..

Extraits "Il est facile de se bercer d'illusions lorsqu'on est seul, on peut presque se fabriquer une personnalité, se montrer plein de sagesse, de mesure, avoir réponse à tout, mais il en va autrement parmi les gens, la chose nécessite un effort, là, tu n'es plus aussi mesuré, absolument pas aussi sage, parfois, tu n'es même qu'un fichu crétin qui débite toutes sortes d'âneries."

samedi 22 août 2020

les ateliers d'écriture reprennent pour l'année 2020/2021

 
 
 

Vous  adorez jouer avec les mots, vous aimez  raconter des histoires les transcrire sur le papier .Vous  avez envie de vous surprendre,   écrire des histoires humoristiques, émouvantes, spirituelles, poétiques… ou des récits pleins de bruit et de fureur ! Si les consignes sont les mêmes pour tous, venez  écrire dans le  style, dans le genre que vous préférez.

Tout au long de l’année , nous aborderons la nouvelle, le conte, la poésie et le roman.

« Le Style c’est l’Homme »  Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788)

Vendredi 25 septembre un cours d’essai gratuit pour toutes personnes intéressées.

Intervenante : Roselyne Cusset écrivaine, journaliste, rédactrice de documentaire et pour des sites web  , animatrice d’ateliers d’écriture .

Horaires :de 17h à 18h 30 

Prochains ateliers

le 9 octobre  

30 octobre

13 novembre

27 novembre

11 décembre

Lieu : Le lotus bleu salon de thé 19, rue de la République 

Saint-Ambroix.

Pour plus de renseignements :

mail: roselynec@club-internet.fr

 

Mes lectures de l'été :L'amour et les forêts de Eric Reinhardt

 
 

                         Critique de l’amour et les forêts de Eric Reinhardt

 

Bénédicte l’héroïne  jeune femme professeure de littérature prisonnière d’une  relation toxique sous la coupe d’un   mari manipulateur et pleutre et de ses enfants qui l’a méprisent.

Il m’a fallu quelques pages pour arriver à continuer malgré tout. Je me suis cramponnée car le personnage me touchait.

Ce fut long, difficile, tant l’écriture de  ce  roman  m’étouffait par trop d’analyse psychologique redondante, oscillant entre le réalisme le plus sec et le lyrisme le plus flamboyant. Je me suis sentie mal à l’aise tout au long de la lecture, comme en équilibre. Certains passages m’ont un peu tiré de cette oscillation : ses conversations sur  un  site de rencontres et la belle histoire qui en découle avec cet homme  si romantique dans cette maison entourée de forets, cette sœur qui parle si bien de sa jumelle. De poésie je n’en ai pas trouvé , de délicatesse non plus de mystère encore moins, mais je suis restée jusqu’au bout ,me cramponnant au bastingage de ce livre pour ne pas couler.


Il y a de quoi pleurer non pas de tristesse mais d’une rage impuissante.

Mais aussi par le narcissisme de l’écrivain qui se met en scène dans son propre roman.

 

« L’Amour et les Forêts est un roman qui parle trop, or ce qui rend une parole belle et digne d’être écrite, c’est quand elle est empreinte de la poésie et de l’ambiguïté du non-dit. »

 

Clémence Moulard

 

En ce qui me concerne je n’aime pas trop les romans à rallonge, celui-ci aurait gagné à être plus court ..

 

  • L’Amour et les Forêts, Eric Reinhardt, Gallimard, 21 euros 90, août 2014