Qui dort dans le lit des rivières
s'enveloppe de nuit
en attendant l'aurore.
Se faufile sur les pierres,
sans un bruit .
Ondule jusqu'à la grotte
cachée par une forêt de bambous.
La lune curieuse ne se cache plus
derrière le voile des nuages,
qui s'effilochent sous un vent sauvage.
Dans l'entre-deux timide
l'obscurité se dilue
derrière les collines violettes.
Au loin, la lente montée
d'un cercle orangé
teinte d'un or ancien
les feuillages et les prés .
Tout vibre d'une autre énergie,
un long frémissement
habille l'atmosphère.
Le rythme de mes pas
foulant le sentier poudreux
frappe le sol en cadence.
Je suis à ma place ,
jusqu'au coucher du soleil.
Au delà des clôtures
qui enferment le monde
cloisonnent les rêves .
Seule, habitée d'impermanence
libre dans un autre espace.
Photo et texte Roselyne Cusset
( Sans IA )

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